Le modèle Individual Placement and Support (IPS)

Mosaïque des métiers et des parcours d’inclusion professionnelle accompagnés par Working First

Généralité IPS

Mise en oeuvre

Histoire du modèle

Généralités sur le modèle IPS

Qu’est-ce que le modèle IPS ?

Le modèle Individual Placement and Support (IPS) est une approche de soutien à l’emploi des populations en situation de vulnérabilité, notamment les personnes vivant avec des troubles psychiques sévères.

Ce modèle postule :

  • que l’inclusion professionnelle est un facteur du rétablissement,
  • que l’emploi joue un rôle clé dans l’amélioration de la qualité de vie,
  • que nul n’est inemployable à priori,
  • que les employeurs doivent également être accompagnés.

A ce titre, il s’inscrit dans le paradigme du rétablissement en santé mentale (voir encadré ci-dessous) qui se caractérise par des interventions personnalisées, conçues pour appuyer les personnes dans le développement de leurs capabilités en agissant également sur l’environnement.

IPS est donc également en phase avec le modèle basé sur les droits humains promu par la Convention des Nations Unies relatives aux droits des personnes handicapées.   

Le paradigme du rétablissement en santé mentale 

Le concept de rétablissement émerge dans les années 70 dans l’effervescence des mouvements pour les droits civiques en Amérique du Nord. Des (ex-)usagers de la psychiatrie se mobilisent pour revendiquer :

  • La possibilité d’aller mieux pour les personnes concernées, à rebours des représentations sur les troubles psychiques.
  • Le changement des conditions de prise en charge et de traitement de la psychiatrie de l’époque, imprégnée du modèle médical biologique dominant. 

 

A la suite, la notion de rétablissement personnel se développe pour désigner le processus vécu par les personnes concernées.
Ces dernières mettent en avant la part prépondérante des déterminants sociaux de la santé dans leur parcours.
Elles définissent également les facteurs sur lesquels reposent leur rétablissement : les relations sociales, l’espoir, les questions d’identité et du sens, ainsi que la nécessité de développer le pouvoir d’agir. 

C’est sur cette base que vont se développer à partir des années 80 des interventions en santé mentale inspirés par les besoins exprimés par les personnes concernées, dont le modèle IPS. 

Les caractéristiques

Le modèle IPS consiste :

  • en un accompagnement à la recherche et au maintien dans l’emploi, intensif et individualisé,
  • dispensé dans l’environnement des personnes,
  • avec les intervenants pertinents pour la personne: proches, soignants, services sociaux,
  • en partenariat avec les employeurs

Les 8 principes du modèle

Emploi compétitif en milieu ordinaire de travail :

Dans une perspective d’inclusion sociale et professionnelle, il s’agit de faciliter le recrutement des personnes sur le marché du travail classique sur des postes ouverts à tout un chacun.

L’action des services IPS est donc complémentaire aux offres de travail protégé (ESAT, etc) ou subventionné (SIAE, etc).  

0 Exclusion :

Toute personne en âge de travailler et en conformité administrative pour occuper un emploi est éligible au programme sans prérequis.  Quelle que soit la situation sanitaire ou sociale des candidats, l’accompagnement se base sur la volonté des personnes, sans préjuger des chances de réussite.
Le postulat est que nul n’est inemployable à priori.  

icone temps

Recherche rapide d’emploi :

Le modèle promeut un accès rapide à l’emploi en limitant les phases préparatoires (évaluation, stage, formation, etc). Il s’agit de répondre aux besoins effectifs des candidats en leur permettant d’accéder le plus vite possible à un travail rémunéré et à les appuyer dans le développement de leurs capacités en contexte réel de travail dans une logique d’expérience accompagnée.  

icone accompagnement

Accompagnement sur mesure :

Dans une perspective d’autodétermination et du développement du pouvoir d’agir et de choisir, l’accompagnement s’appuie sur les préférences des personnes. Ces préférences peuvent concerner le métier visé, les conditions de travail, le dévoilement de l’état de santé ou du statut, voire les lieux de rencontre avec les job coachs. 

Soutien dans la durée :

Le soutien se poursuit après l’obtention d’un emploi et tant que le candidat le juge nécessaire afin de favoriser inclusion professionnelle pérenne et développement de carrière. La fin du suivi n’est pas conditionnée par l’assiduité, l’observance d’un programme de soin ou les comportements des candidats, mais seulement par leur volonté d’y mettre fin. 

Coopération avec l’ensemble des intervenants :

Le modèle implique une collaboration étroite entre professionnels de santé mentale, autres intervenants (social, SPE, proches, etc.) et les job coachs. Il s’agit ainsi de créer un réseau de soutien autour de la personne et de prendre en compte toutes les dimensions de sa situation afin de faciliter son parcours de rétablissement.

Systématisation de la relation employeur :

L’activité des job coachs IPS se distingue également par une démarche de médiation active à l’emploi et au recrutement. Il s’agit d’une part d’être en mesure de proposer aux candidats des postes et environnements de travail correspondant réellement à leurs préférences et de l’autre de pouvoir appuyer les employeurs selon leurs besoins dans toutes les phases de la relation contractuelle (sourcing, soutien au recrutement, au développement des compétences, aménagements, fin du contrat de travail, etc).  

Informations sur les enjeux du retour à l’emploi :

Les candidats reçoivent de l’information fiable et individualisée sur les conséquences de la reprise ou de la perte d’un emploi. Il s’agit de leur permettre d’anticiper leur situation financière et de réaliser des choix éclairés quant à la pertinence de faire évoluer leur situation afin d’optimiser leurs revenus en fonction de leurs priorités

L’efficacité du modèle

Au-delà de ses valeurs, la raison de la diffusion internationale du modèle repose sur son efficacité en termes d’accès et de maintien dans l’emploi. Depuis plus de 30 ans, il a en effet donné lieu à des dizaines d’études randomisées montrant systématiquement qu’il est plus performant que les méthodes d’insertion ou de réhabilitation professionnelle classiques pour les personnes en situation d’exclusion.  

Comparaison des taux d'emploi avec et sans la méthode IPS

(Bond et al., 2019) : Ce schéma est issu d’une méta-analyse de 24 études randomisées à travers le monde.

Il montre que le modèle IPS (en jaune dans le graphique) est systématiquement plus efficace en termes d’accès et de maintien dans l’emploi que les accompagnements habituels (en rouge dans le graphique : réhabilitation et insertion professionnelle, service public de l’emploi, etc.)

La mise en œuvre du modèle 

L’implantation d’un service IPS

Le modèle initial implique que le service IPS soit intégré au sein d’une équipe clinique pluridisciplinaire.
Les job coachs font alors partie de l’équipe de soins, et les candidats à l’emploi sont exclusivement des patients du service en question.

schéma du réseau autour d’un établissement sanitaire, social ou médico-social

Depuis les années 90, le modèle s’est toutefois déployé selon diverses modalités selon les contextes institutionnels et géographiques.

Dans une variante au modèle originel, le service IPS intégré à un ESSMS peut accompagner d’autres candidats, orientés par des partenaires externes.

Il peut s’agir d’autres établissements de santé mentale, sociaux ou médico-sociaux, le service public de l’emploi ou la MDPH comme c’est le cas pour les plateformes d’emploi accompagné mettant le modèle IPS en oeuvre.

Depuis les années 90, le modèle s’est toutefois déployé selon diverses modalités selon les contextes institutionnels et géographiques.

Dans une variante au modèle originel, le service IPS intégré à un ESSMS peut accompagner d’autres candidats, orientés par des partenaires externes.

Il peut s’agir d’autres établissements de santé mentale, sociaux ou médico-sociaux, le service public de l’emploi ou la MDPH comme c’est le cas pour les plateformes d’emploi accompagné mettant le modèle IPS en oeuvre.

schéma du réseau autour d’un établissement sanitaire, social ou médico-social

Enfin, le service de soutien à l’emploi peut être externalisé par les établissements sanitaires, sociaux ou médico-sociaux sur un prestataire externe, comme dans le cas de la plateforme d’accompagnement de Working First.

 

Dans ce cas, les équipes partenaires conventionnées orientent des candidats sur le service IPS pour un accompagnement conjoint.
Les personnes peuvent également être adressées :

  • par des administration telles que le SPE ou la MDPH dans le cadre des dispositifs d’emploi accompagné en France,
  • par l’assurance maladie ou des mutuelles (Belgique) ou les municipalités (Pays-Bas, Suède, Danemark, Norvège),
  • aux Pays-Bas, l’adressage peut également relever de médecins libéraux.    
Texte alternatif (ALT) Schéma de la plateforme IPS indépendante illustrant la collaboration entre ESSMS, ESP et administrations pour favoriser la réinsertion professionnelle.

L’équipe IPS

IPS est pensé comme une intervention collective, dont le noyau est l’«unité vocationnelle» qui est supposée se composer à minima de deux job coachs et d’un coordinateur ou une coordinatrice.

Il s’agit ainsi de mutualiser ses ressources et compétences, notamment en termes de relation employeur. Les principes de co-références ou multi-références permettent par ailleurs d’assurer la continuité du service intensif pour les candidats, indépendamment des contraintes des uns ou des autres.   

Illustration du travail d’équipe entre le bénéficiaire, les job coach et le coordinateur pour favoriser la réinsertion professionnelle chez Working First
unité vocationnelle

Les intervenants IPS

Casquette marquée Job Coach de Working First

Les job coachs IPS proposent avant tout un accompagnement «orienté rétablissement en santé mentale».

Ils ont donc vocation à :

  • susciter l’espoir des personnes,
  • favoriser le développement de leur pouvoir d’agir et de choisir,
  • identifier et mobiliser leurs forces et ressources propres,
  • les outiller dans la défense de leurs droits.

Au-delà de leur maîtrise des techniques de recherche d’emploi classiques, les job coach IPS (employment specialist dans la terminologie originelle) ont vocation à développer des relations approfondies avec les employeurs.

Ils les appuient dans les processus de recrutement, d’intégration et de fidélisation voire de sortie des salariés.

Ils jouent également un rôle clés d’information sur les évolutions des situations sociales et financières des personnes accompagnées.

Enfin, ils coopèrent étroitement avec les intervenants sanitaires et sociaux impliqués dans les parcours des salariés.

Depuis juillet 2024, l’activité de job coach IPS est inscrite au Répertoire Spécifique France Compétence (RS6683).

Casquette marquée coordinateur une singularité de Working First

Les coordinateurs et coordinatrices IPS (supervisor en anglais), garantissent le bon fonctionnement de l’équipe en assurant la formation continue, le mentorat et un appui technique aux job coachs. De plus, ils développent et entretiennent le réseau partenarial et contribuent à l’activité de relation aux employeurs.

Ils sont aussi garants du suivi-évaluation de l’activité et de la qualité des services rendus en phase avec les critères de fidélité au modèle.

La méthodologie d’accompagnement IPS

Le soutien à l’emploi s’organise autour de procédures, de modalités organisationnelles et d’outils spécifiques.

icone temps

Concernant les procédures, il s’agit notamment de limiter le temps d’accès du candidat entre l’expression de sa demande de travailler et son accès au service de job coaching.

De même la durée de l’évaluation vocationnelle est réduite à la portion congrue, et les premiers contacts avec des employeurs ciblés se font rapidement.

icone accompagnement

Les job coachs ont pour assurent a minima un échange par semaine avec chaque candidat dans les phases de recherche et d’intégration d’un emploi.

Ils suivent également des objectifs en termes de nombre de contacts employeur. La gestion de la file active, d’une éventuelle d’attente ou de la fin de l’accompagnement donnent également lieu à des process dictés par les choix des personnes accompagnées. 

icone equipe

En termes organisationnels, le modèle IPS se caractérise d’abord par :

  • la constitution de l’équipe (voir « Unité vocationnelle)
  • un système de co-référence. Celui-ci permet d’assurer aux candidats l’intensivité et la continuité du soutien, indépendamment des aléas de la vie du service. Il s’agit en outre d’un dispositif d’expression des droits des personnes.

Ils suivent également des objectifs en termes de nombre de contacts employeur. La gestion de la file active, d’une éventuelle d’attente ou de la fin de l’accompagnement donnent également lieu à des process dictés par les choix des personnes accompagnées. 

icone outils

Enfin, l’accompagnement s’appuie sur une série d’outils spécifiques qui puisent dans le réservoir/le stock/ des pratiques orientés rétablissements (WRAP, DAIP, Approche centrée sur les forces, etc.) adaptées au soutien à l’emploi.

Il s’agit notamment du «profil de carrière», qui permet d’explorer et répertorier les capacités, ressources, motivations et éventuelles limites des personnes au fil du suivi.
Ce sont également les plans « d’action », « de dévoilement» ou encore de « prévention et mieux être » qui structurent et constituent à la fois des supports d’autodétermination, de connaissance et d’affirmation de soi.  

icone temps

Concernant les procédures, il s’agit notamment de limiter le temps d’accès du candidat entre l’expression de sa demande de travailler et son accès au service de job coaching.

De même la durée de l’évaluation vocationnelle est réduite à la portion congrue, et les premiers contacts avec des employeurs ciblés se font rapidement.

icone accompagnement

Les job coachs ont pour assurent a minima un échange par semaine avec chaque candidat dans les phases de recherche et d’intégration d’un emploi.

Ils suivent également des objectifs en termes de nombre de contacts employeur. La gestion de la file active, d’une éventuelle d’attente ou de la fin de l’accompagnement donnent également lieu à des process dictés par les choix des personnes accompagnées.

icone equipe

En termes organisationnels, le modèle IPS se caractérise d’abord par :

  • la constitution de l’équipe (voir ci-dessus « Unité vocationnelle”)
  • un système de co-référence. Celui-ci permet d’assurer aux candidats l’intensivité et la continuité du soutien, indépendamment des aléas de la vie du service. Il s’agit en outre d’un dispositif d’expression des droits des personnes.

L’organisation passe par des outils partagés, une supervision hebdomadaire dédiée au suivi des parcours et à la relation entreprise, ainsi que la participation aux réunions des équipes cliniques.  

icone outils

Enfin, l’accompagnement s’appuie sur une série d’outils spécifiques qui puisent dans le réservoir/le stock/ des pratiques orientés rétablissements (WRAP, DAIP, Approche centrée sur les forces, etc.) adaptées au soutien à l’emploi.


Il s’agit notamment du «profil de carrière», qui permet d’explorer et répertorier les capacités, ressources, motivations et éventuelles limites des personnes au fil du suivi.
Ce sont également les plans « d’action », « de dévoilement» ou encore de « prévention et mieux être » qui structurent et constituent à la fois des supports d’autodétermination, de connaissance et d’affirmation de soi.  

Le suivi qualité 

L’un des facteurs de succès du modèle est sa standardisation, matérialisée par l’ «échelle de fidélité IPS-25 ».

Qu’est-ce que l’échelle de suivi ?

Elle est omposée de 25 critères d’évaluation.

Cette échelle explore le fonctionnement d’un service IPS en se focalisant sur :

  • le fonctionnement de l’équipe,
  • ses modalités organisationnelles
  • les différentes dimensions des services rendus.

Les «visites de fidélité» IPS donnent lieu à un score standardisé qui permet de réaliser des comparaisons internationales ainsi qu’à un «plan d’action de fidélité».

Au-delà de sa nature évaluative, l’échelle de fidélité IPS-25 constitue donc avant tout un puissant outil d’apprentissage et d’amélioration des services.    

Histoire du modèle

Les origines

Au début des années 90, le Centre de Santé Mentale de Darmouth (New Hampshire, Etats-Unis) répond à la demande d’une majorité de ses patients qui souhaite travailler dans des entreprises classiques.

Travail = bonne santé mentale

En effet, le travail est clairement identifié comme un facteur de bonne santé mentale.
Au-delà des revenus qu’il génère et de l’autonomie qui en découle, le travail :

  • est vecteur de contacts sociaux,
  • partage des objectifs avec des pairs, d’activités porteuses de sens, de structuration temporelle, d’un statut et d’identité. 

travail = réduction des symptômes et déstigmatisation

De plus, pour les personnes concernées par les troubles psychiques sévères (Jäckel et al., 2017), il permet en effet d’améliorer la qualité de vie, la motivation et la confiance en soi, peut contribuer à la réduction des symptômes et à la déstigmatisation (Oudejans et al., 2021). 

La création du modèle IPS

Le directeur du centre, le Dr Robert Drake, s’adjoint les services de Mme Deborah Becker, conseillère en réhabilitation professionnelle.

Ensemble, ils lancent une expérimentation randomisée. Celle-ci va rapidement donner des résultats spectaculaires en termes d’accès et de maintien dans l’emploi.

Co-développement du modèle IPS pour les personnes en souffrance psychique / Working First
Deborah Becker, co-fondatrice de la méthode IPS pour l’emploi accompagné / Working First

Cette expérience va déboucher sur la modélisation d’une méthodologie d’accompagnement : Individual Placement and Support.

Par la suite, ils s’associent à M. Gary Bond, chercheur en sciences sociales, spécialisé dans les « implementation sciences » pour la partie recherche et évaluation adossée à leurs pratiques.

Deborah Becker, co-fondatrice de la méthode IPS pour l’emploi accompagné / Working First

De cette collaboration vont naître plusieurs études.

Elles vont permettre au modèle de commencer à se diffuser de manière isolée dans plusieurs centres de Santé Mentale sur la côte Est des Etats-Unis

Gary Bond, chercheur reconnu du modèle IPS pour l’emploi accompagné / Working First

Le développement et son actualité

Logo IPS Employement Center

A ces fins, ils lancent lIPS Learning Community . Il rassemble les acteurs et apporte un soutien technique et financier aux porteurs de projet IPS.

Dans le cadre du programme d’essaimage, ce ne sont pas moins de 30 Etats américains et 7 pays qui ont intégré la communauté apprenante.

L’intérêt des acteurs américains de la santé mentale s’accroît avec les publications scientifiques. L’équipe de Darmouth va fonder l’IPS Employment Center, centre de ressources dédié au modèle, avec le soutien financier de la Fondation Johnson and Johnson.

L’ambition est d’essaimer le modèle à grande échelle.

Evolution du nombre de candidats des membres de l’IPS International Learning Communauty 

Au-delà des membres de la Communauté, le modèle est également implanté dans une quinzaine de pays d’Europe, au Japon, en Chine, en Iran, au Mexique ou encore en Australie. 

Aujourd’hui, sa mise en œuvre est de plus en plus encouragée dans les programmes politiques internationaux et s’inscrit dans les agendas politiques européens :

  • l’OCDE met explicitement en avant l’IPS comme un modèle clé pour les stratégies intégrées en matière de santé et d’emploi (OCDE, 2015 ; 2021).

Cette organisation, comme le Réseau européen pour la promotion de la santé au travail (ENWHP) (OCDE, 2022) appelle à une articulation plus forte entre les modèles d’aide à l’emploi tels que l’IPS et les domaines transversaux :

  • la qualité de l’emploi,
  • la prévention du désengagement professionnel,
  • la promotion de la santé mentale sur le lieu de travail.

De son côté, l’OMS préconise des approches d’insertion professionnelle fondées sur des données probantes et centrées sur la personne au sein des systèmes de santé mentale (OMS, 2021).

FAQ - Questions fréquentes

OUI. Le modèle fait la preuve de son efficacité dans tous les contextes où il est implanté. C’est le cas en Amérique du Nord et Centrale, mais également dans une vingtaine de pays européens, au Japon, en Iran ou en Nouvelle-Zélande.

NON. Comme pour tout un chacun, l’obtention d’un emploi est tributaire de facteurs personnels (emploi visé, capacités et ressources individuelles, etc) et externes (conjoncture économique, caractéristiques du bassin de l’emploi, etc).

OUI. Si les services IPS focalisent leur action uniquement sur l’accès et le maintien dans l’emploi, ce dernier est envisagé comme un support permettant de contribuer au rétablissement personnel des personnes.

NON. Le modèle IPS vise à répondre à la demande des personnes qui souhaitent travailler.

OUI. Si le modèle a spécifiquement été créé pour soutenir cette population, il est désormais utilisé pour différents types de personnes en situation de vulnérabilité. Il peut s’agir de personnes en situation de handicap divers, sans chez soi, consommatrices de substances, exilées, etc. En France, outre dans le champ de la santé mentale, le modèle IPS est est utilisé dans une partie des dispositifs d'emploi accompagné, dans le soutien à l'emploi de bénéficiaires du RSA ou de personnes sans chez soi.

et   OUI et NON L’emploi accompagné (supported employment) est une pratique née dans les années 80 aux Etats-Unis pour l’accompagnement des personnes vivant avec une déficience intellectuelle. IPS est une méthode d’emploi accompagné  orientée rétablissement initialement modélisée pour les personnes vivant avec des troubles psychiques sévères. L’emploi accompagné renvoie également à des politiques publiques, dont certains dispositifs impliqués utilisent le modèle IPS.

NON. IPS est une intervention collective. Un coach professionnel indépendant pourra néanmoins s’en inspirer dans sa pratique.


OUI. L’organisme WFX Formations  est la référence française en la matière. Il est également possible de se former à distance en passant par l’IPS Employment Center .